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Faut-il vraiment « FAIRE SON DEUIL »?

Faire son deuil…Vraiment?… Plutôt ne pas le faire…mais le permettre… voire plutôt comment le traverser.

Faire son deuil….

Une expression que je déteste… car que veut dire FAIRE son deuil?…

Lorsque l’on perd quelqu’un, lorsque l’on se sépare de quelqu’un d’un animal, d’une maison d’un pays, d’un enfant…il y a de la douleur… immense.

Cette douleur est inhérente à notre condition d’humain sur cette planète.

Il est impossible de l’éviter.

Lorsqu’elle est trop intense, notre corps, notre cerveau savent comment nous protéger et mettent en place des mécanismes de protection: déni, « oubli », jusqu’à la dissociation qui en quelque sorte « met » cette douleur dans une autre réalité.

Plusieurs étapes seront ensuite nécessaires pour arriver à ce que l’on appelle résilience.

C’est à dire -selon moi- la capacité de vivre avec cette douleur qui sera toujours présente d’une manière ou d’une autre sans qu’elle n’interfère avec ma vitalité et ma présence dans le monde.

Elle fera partie de moi, comme le grain de beauté sur ma joue, la cicatrice sur ma jambe que j’ai depuis l’enfance…

J’aurai vécu les différentes facettes de cette douleur, elle m’aura façonné de telle manière que QUI et COMMENT je suis au monde intègre cette blessure, cette douleur.

J’aurai évolué, me serai découvert/e de nouvelles ressources et donc cette blessure m’aura permis d’être « plus » de moi-même et participera dès lors à mes actions, mes relations aux autres et au monde.

On ne « fait » jamais un deuil…. On traverse les vagues de tristesse, les orages de colère, les abysses de désespérance…. Pour en ressortir différents, modifiés, modelés nouvellement pour autant qu’on le permette.

Et cet acte, cette attitude de permettre d’être traversé par ces affres, demandent du courage, de la détermination… c’est un acte de foi en la VIE, en cette énergie plus forte que tout, cette  énergie vitale très profonde et primaire.

Alors bien sûr, l’aide d’un/e accompagnant/e bienveillant/e, compréhensif qui chemine à nos cotés pendant un temps peut s’avérer nécessaire et permet de ne pas étirer le douleur au-delà du nécessaire. C’est souvent une lumière dans cette période semée de doutes, de questionnements, d’errance parfois, une lumière qui nous permet d’avancer malgré les difficultés.

C’est ce qui m’est arrivé et m’a permis une résilience des différents traumas vécus depuis l’enfance.

Et vous… que pensez-vous du deuil et de la résilience?

Si vous avez envie d’échanger…….

J’accompagne les personnes désireuses sur le chemin de la résilience et j’appelle cette transformation le « Kintsugi de le vie » 

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