Première partie de la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=ixtqSOBqluI Deuxième partie: https://www.youtube.com/watch?v=rsx0O3goP4o Dites-moi…
« De l’enfant soumis à l’adulte qui ne sait pas dire NON ».
Comment se manifeste dans le vie quotidienne une réaction de soumission mise en place dans l’enfance?
Dans les situations de danger extrême dans laquelle notre vie est mise en danger, ou que notre système nerveux le perçoit ainsi, 4 réactions sont possibles:
La fuite
L’attaque
La sidération (Freezing ou faire le mort) ou
La soumission.
Lorsqu’un enfant vit une situation traumatisante avec un adulte et qu’il « choisit » la soumission…. Comment cela se traduit-il des années plus tard à l’âge adulte?
Ce sont souvent des adultes dont on dit qu’ils ne savent pas dire non car ils ont peur de ne pas être aimés… et il est possible que cela en soit AUSSI la raison, mais pas seulement.
Si le système nerveux de l’enfant à « choisi » de réagir par la soumission, cette réaction y reste inscrite et devient sa façon privilégiée de réagir, adulte, à des situation ressenties comme similaires ou disons, déclenchant des stimuli de mise en danger, comme par le passé.
De cette manière, une « autoroute neurologique » est installée dans son système nerveux, un véritable sillon, et cette manière d’être deviendra normale pour la personne; elle ne se rendra même pas compte de ce qui se joue.
Comment cela peut-il se manifester concrètement?
La personne ne sait pas dire NON lorsqu’on lui demande un service par exemple.
Elle ne sait pas mettre ses limites
Elle aura de la peine à choisir ce qu’elle veut vraiment, surtout dans un groupe.
Au restaurant par exemple elle laissera les autres choisir.
Elle suivra automatiquement la personne du groupe qui a le plus d' »autorité » ou d’ascendant, de charisme.
Elle pourra penser que les autres savent mieux qu’elle et donc aura de la peine à affirmer ses opinion et/ou ses désirs.
Mentalement elle aura tendance à anticiper une réaction négative de l’autre vis-à-vis d’elle…avec la sensation qu’elle va se faire houspiller… gronder.
Elle aura une grande tendance à la rumination mentale
Elle aura besoin de l’approbation des autres; et dans les conflits elle cédera systématiquement.
Elle recevra l’approbation des autres avec un soulagement excessif.
Elle se sentira responsable des émotions des autres.
Elle n’osera pas remettre en question une décision d’autrui et d’autant plus si cet autrui est son supérieur hiérarchique.
Elle se sentira très facilement coupable lors d’un différent ou lorsqu’un conflit éclate dans un groupe, même si elle n’est pas impliquée directement.
Elle aura tendance à parler avec une petite voix, à ne pas regarder ses interlocuteurs dans les yeux.
C’est le genre de personne qui s’adapte très facilement voire se sur-adapte systématiquement sans même s’en rendre compte.
Avec le temps une insatisfaction va s’installer, un mal-être et un sentiment de frustration, d’irritation et de colère deviendront des émotions récurrentes dans sa vie, la rendant « rèche », rugueuse dans ses rapports avec les autres et avec elle-même.
Elle risque de devenir une éternelle insatisfaite… La légèreté, l’humour et la joie feront de moins en moins partie de son quotidien.
Au niveau physique au bout d’un certain nombre d’années, des problèmes digestifs, d’estomac, de foie notamment peuvent apparaitre.
Des tensions dans la nuque, les épaules et toute la zone de la gorge; des douleurs articulaires un peu partout.
Des maux de tête voire des migraines……. Des troubles du sommeil.
Ceci pour n’en citer que quelques-uns.
Pour jouir d’une pleine santé et pouvoir déployer au maximum ses capacités, vivre une vie plus agréable, il est important d’aller revisiter non pas l’histoire pour l’histoire mais la manière dont l’enfant l’a vécue; retraverser les émotions afin de modifier ce sillon neurologique dont je parlais plus haut.
C’est tout à fait possible de le faire, mais pour cela il est nécessaire d’être accompagné par une personne qualifiée.L’accompagnant donnera le sentiment de sécurité absolument nécessaire pour pouvoir faire ce chemin, cette transformation.
En le faisant nous ne changeons pas l’histoire, qui ne peut l’être, mais nous apprenons à transformer nos blessures, à les transmuter pour en tirer un enseignement et découvrir les pépites enfouies dessous.
C’est ce que j’appelle le Kintsugi de la vie, métaphore de cet art japonais consistant à réparer les poteries brisées avec de l’or: ainsi l’objet s’en trouve embelli, et de nouvelles lignes lumineuses l’éclairent, le magnifient.
Cet article reflète mes connaissances et observations à ce jour et je ne prétends pas détenir la vérité. Je souhaite transmettre une connaissance acquise notamment en ayant effectué ce cheminement moi-même.
